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, il faut voir le savoir lexical sur un continuum, ayant plusieurs niveaux et plusieurs dimensions. La connaissance passive/réceptive précède généralement la connaissance active/productive et sur le continuum, des zones se superposent et des mots qui sont acquis sur le plan réceptif deviennent peu à peu disponibles pour la production. Il se peut aussi que certains mots connus sur le plan réceptif ne deviennent jamais du vocabulaire actif et certains aspects d’un mot peuvent faire partie du vocabulaire productif alors que d’autres demeureront au stade passif. Maintenant une question se pose : comment peut-on mémoriser un grand nombre de vocabulaire ? Nous croyons que si l’apprenant fait attention à l’analyse structurale des mots, il aura plus de chance à enregistrer dans son esprit un plus grand nombre de lexique. Alors, nous avons décidé de consacrer une partie de cette humble recherche à l’analyse de lexicalisation. Cela constituera l’objectif de notre troisième chapitre.
Pour mettre fin à cette recherche, nous allons préparer un questionnaire qui sera rempli par les étudiants de certains universités, et instituts de langues à Téhéran, afin de connaître leur niveau de connaissance lexicale et morphologique en français, comme langue étrangère. Alors dans notre dernier chapitre nous allons montrer le résultat de cette enquête qui montrera le niveau lexical des étudiants de la langue française en Iran.

Cette étude sera un moyen pour saisir les différents problèmes dans le processus d’enseignement / apprentissage ; d’où les enseignants pourront combler les manques dans leur manière d’enseignement, et les apprenants comprendront mieux ce qui est nécessaire dans leur progrès.

Chapitre Ι
Question de la dérivation

Les mots évoluent et, éventuellement, disparaissent avec la chose, l’action ou le sentiment qu’ils représentent. Afin d’étudier la formation des mots, il est nécessaire de voir d’abord l’évolution de la langue française.

Ι- Brève historique de la langue française
On sait quele français est une langue qui vient du latin et on peut fort bien imaginer comment elle est née, mais on ne peut pas savoir quand elle est née.
Lorsque Jules César et ses légions romaines se sont installés en Gaule, le latin a été parlé par des populations gauloises non seulement avec leur « accent », mais aussi en y mêlant des mots appartenant à leur propre langue, comme par exemple ceux qui ont donné les mots français char, alouette ou chêne. Le latin a connu ainsi une première étape de modifications à cette époque, mais il n’était pas encore devenu le français.
Quelques siècles plus tard, les invasions germaniques auront un gros impact sur la façon de parler le latin en Gaule et les Francs qui donneront finalement leur nom à la langue française, vont à leur tour imprimer une marque durable sur ce latin déjà évolué.
L’influence germanique sera dès lors très importante pour la physionomie de cette langue en devenir, car elle portera sur la prononciation et sur la grammaire aussi bien que sur le lexique de tous les jours. Un seul exemple : en français, la plupart des noms de couleur ne sont pas d’origine latine, mais germanique. En voici quatre, parmi les plus usuels : blanc, bleu, gris, brun.
Mais on ne peut pas encore parler de langue française à cette époque car ce sont plusieurs langues, un peu différentes les unes des autres, qui vont prendre naissance dans chacune des régions dès le haut Moyen Age, des langues qu’on a appelées dialectes ou patois. Un de ces patois a eu plus de chance que les autres : celui qui s’était développé dans le petit royaume de France et qui était d’abord restreint à quelques dizaines de lieues autour de Paris, mais qui s’est ensuite répandu dans l’ensemble du royaume, puis de la République, le français.
Pendant ce temps, en parallèle, dans chacune des régions continuaient de vivre, non seulement les différents patois issus du latin, mais également des langues d’origines différentes, comme le basque, le breton, le flamand, l’alsacien, la francisque lorrain encore bien vivants jusqu’au début du XXème siècle.
La langue française d’aujourd’hui apparaît donc comme le résultat d’un amalgame heureux entre la langue qui a été diffusée à partir de l’Ile-de-France et toutes celles qui s’étaient développées dans les autres provinces. Cette diversité d’origine, plus tard uniformisée de façon plus ou moins autoritaire, explique pourquoi chaque mot de la langue française a une histoire, comme par exemple le mot chandail, que les enfants n’emploient plus aujourd’hui et qu’ils considèrent comme un mot des parents. Ce mot chandail est en fait une abréviation de marchand d’ail : aux halles de Paris, les marchands d’ail, à la fin du XIXème siècle, portaient un tricot qui a connu une certaine vogue, grâce à un fabricant de confection qui l’a reproduit et diffusé, donnant en même temps au mot chandail une gloire dont on sait aujourd’hui qu’elle était éphémère. Mais ce mot n’a peut-être pas dit son dernier mot.
Ainsi vont les langues, avec des mots qui naissent, prospèrent ou s’effacent selon l’air du temps. Mais tous laissent des traces, qui s’accumulent au cours des siècles pour former un trésor commun, chaque nouvelle génération apportant sa contribution personnelle à la langue de demain.
Étant donné que notre étude est consacrée à reconnaître la formation des mots de la même famille et des lexiques congénères, il est nécessaire de s’appuyer sur la linguistique et ses branches, notamment la morphologie  et la lexicologie française.
Nous observons deux genres de morphologie :
• La morphologie dérivationnelle est une branche de la morphologie qui s’intéresse à la formation et à la construction des mots nouveaux.

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• La morphologie flexionnelle qui étudie la variation de formes des unités lexicales en fonction de facteurs grammaticaux (genre, nombre, fonction syntaxique, classe lexicale, temps, mode,…) sans changement de sens global.

ΙΙ- La création lexicale 
Les mots français se décomposent en morphèmes. Le morphème est la plus petite unité lexicale significative. Le français connaît des mots simples, des dérivés et des composés. Les mots simples ne se décomposent pas à l’état actuel de la langue: exemple : terre, ciel.
Un mot est dit « dérivé » lorsqu’il est formé par l’adjonction d’un ou plus affixes à un radicale ou (base).
-affixe est un morphème non autonome qui s’ajoute au radical d’un mot pour en modifier le sens ou la valeur grammaticale.
On distingue trois sortes d’affixes :
Les préfixes, les suffixes, et les infixes (on utilise très rare aujourd’hui).
-préfixe : l’élément précédant le radical d’un mot qui en modifie le sens ou la valeur grammaticale. Par ex : -in dans le mot inamical
-suffixe : est un affixe ; l’élément ajouté après le radical d’un mot pour former un dérivé de ce mot, ou en modifie le sens, ou la valeur grammaticale.
Ex : -cal dans le mot amical est un suffixe.
-infixe : lettre ou groupe de lettres qui s’insère au milieu d’un mot et qui est étrangères à sa racine ; utilisé dans certaines langues « telles que le cambodgien et le sondéen ». En sondéen (langue d’une île asiatique) par ex : /de : k/ signifie « dormir » et /domne : k/ signifie « le sommeil ».
-radical ou base : est ce qui reste d’un mot dérivé si on lui ôte tous ses affixes. Dans le mot malheureusement -mal=préfixe -ment=suffixe et ce qui reste heureu(x) est la base.
Un mot dérivé peut être
formé de la combinaison d’un ou plusieurs préfixes ou suffixes, ex : anti-constitution(n)-elle-ment.
Ainsi les dérivés se décomposent en racines, porteurs de la signification lexicale du mot, et affixes (suffixes et préfixes) appelés à modifier l’idée du radical par une idée secondaire. Les préfixes sont toujours préposés à la racine, les suffixes lui sont postposés. Par ex : le motdésatomisationcomprend la racine atome, le préfixe -dé qui marque l’opposition par rapport à l’idée de la racine et le suffixe -isation. La racine est la partie originaire du mot. Elle forme avec les affixes le thème qui s’oppose à la désinence (terminaison) qui a une valeur purement grammaticale.

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On ne peut pas échapper aux néologismes. Essentielle pour le développement d’une langue, la création de mots nouveaux en reflète la vitalité. Que ce soit pour désigner des réalités nouvelles ou pour se singulariser, ces mots fleurissent dans toute langue. Certains se verront attribuer le statut de termes officiels et seront vedettes de dictionnaire, d’autres n’atteindront jamais cette reconnaissance, mais qu’importe, seuls comptent le plaisir et les besoins de la communication. Comment se forment ces mots, comment l’histoire s’en est-elle accommodée et suivant quelles modalités ont-ils été consacrés dans les dictionnaires ?
On forme des mots nouveaux à la base des éléments et modèles de formation existant déjà dans la langue. Les modèles de formation agissent généralement au cours de longs siècles, toutefois leur stabilité n’est que relative. Les changements dans le système de formation se font très lentement en comparaison du renouvellement du vocabulaire. En tant qu’exemple : On constate la disparition de – age pour former des adjectifs (ramage) et l’apparition de – ique au ΧṾΙe siècle (empirique, domestique, excentrique).
Dans le français d’aujourd’hui des dérivés et des composés se créent constamment, tandis que de nouveaux mots simples apparaissent rarement. Quels sont les moyens productifs de la formation des mots dans le français d’aujourd’hui?
Parmi les moyens productifs de la formation on doit citer l’affixation la (formation morphologique), la conversion (formation morphosyntaxique), et la composition (caractère syntaxique). La dérivation (formation morphologique) reste en français d’une vitalité intarissable.

Comme nous l’avons déjà vu, le vocabulaire français tire son origine du latin populaire transporté en Gaule à l’époque de la romanisation. A partir du ṾΙΙΙ ͤ siècle, une foule de mots du latin classique inonde le français, d’où il apparaît que les familles de mots françaises ont deux couches bien distinctes : les mots de formation populaire et savante. Les mots de formation savante sont plus proches par leur aspect phonique des mots latins. On distingue les modèles de formation morts et vivants. Le modèle est vivant, si le sens des morphèmes est clair, du moins perceptible. Ainsi les mots alouette, tabouret ne se décomposent pas actuellement en morphèmes (radical et affixes). Les affixes -et, -ette dans ces mots sont morts. Pourtant les mêmes affixes sont vivants dans les mots, ex : maisonnette / garçonnet.
« La dérivation suffixale est un procédé de formation bien vivant et productif en français contemporain ». Telle est l’opinion des linguistes russes et français (A. Darmesteter, K. Nyrop, E. Pichon). Le contraire est dit par Bally, Marouzeau, Dauzat »3. 

Le français a possédé plus de cent suffixes différents ; les uns vivant à l’origine, se sont éteints ; les autres, nés au cours de l’évolution de la langue restent encore productifs sans rien perdre de leur énergie primitive. La forme de certains suffixes a changé par suite des modifications de la prononciation ; souvent aussi, la signification a changé avec le temps. EUR- , -IE , -AIN – ESQUE -AD, -ANCE, -ENCE (les suffixes nominaux) sont devenus moins productifs en comparaison avec l’ancien français ; ( – Ment a été remplacé par -Ation) ex :améliorement-amélioration), ( -EUR est remplacé par –Esse ) ex :tristeur -tristesse
La fonction des suffixes et leur signification ont changé avec le temps.
–Age formait des adjectifs (ex : ombrage, ramage). Dès le XVe siècle il forme des substantifs à valeur collective: ex :


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