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signification ont changé avec le temps.
–Age formait des adjectifs (ex : ombrage, ramage). Dès le XVe siècle il forme des substantifs à valeur collective: ex : feuillage, plumage, personnage (agent). De nos jours il forme des noms d’action, ex : blocage, allumage.
Le suffixe germanique –Ard s’ajoute de préférence aux radicaux verbaux, il indique l’agent de l’action,  il a un sens péjoratif : dormard, paniquard,politicard. Autrefois il formait les noms propres: Bernard, Gérard, (les noms des mâles), et d’animaux : ex. canard.
La dérivation suffixale reste une source inépuisable pour la formation des noms et des adjectifs, néologismes verbaux.
Du point de vue de leur origine on peut classer tous les suffixes, en suffixes d’origine latine, de formation française et d’origine étrangère. La majeure partie des suffixes français est d’origine latine. Parmi les suffixes empruntés sont: -iste, -isme, -iser (grecque), -ARD, -AUD (germanique) –, -Ade, Esque (italien) Les suffixes de formation française ont des formes composées .

Les préfixes se subdivisent en préfixes morts et vivants, productifs et improductifs. On y rencontre l’étalement des formes doubles (d’origine savante et populaire). Le groupe le plus nombreux est d’origine latine et grecque. Souvent ils proviennent d’adverbes et de prépositions latins ce qui donne à certains linguistes la possibilité de les classer parmi les mots composés.
De nos jours la plupart des préfixes ont complètement perdu leur ancienne valeur d’adverbes et de prépositions, ils sont devenus de simples morphèmes (affixes), ce qui nous permet de rapporter la formation préfixale à la dérivation  et non à la composition.
En ancien français la préfixation était plus répandue que de nos jours. Avec le développement des tendances analytiques, nombre de dérivés furent remplacés par des périphrases.
 

L’ancien français
Le français moderne
Il anuite →
S’aparessir →
Abarbir →
Apoltronir →
Désangoisser →
Enfierir →
il fait nuit
devenir paresseux
rendre barbare
rendre poltron
tirer d’angoisse
rendre fier              
 
Peu à peu ont disparu des formations synonymes du même radical telles que méliorer-améliorer, mercier-remercier. La forme préfixale, étant plus expressive, l’emporte.

II-1 Racine /radicale/base
o Racine
Le terme racine était plutôt utilisé en français ancien :
«  La notion de racine est peu utilisée en linguistique française. Il estgénéralement inutile (et mal aisé) de distinguer la racine du radicale. Toutefois, la notion de racine est utilisée en linguistique diachronique. Par ex : quand on remonte aux étymons (base) indo-européens ou quand on repère des matrices trilittères de caractère onomatopéique.  » 4

« En linguistique romane, la racine est une forme généralement latine, dont l’existence est attestée ou supposée et dont est issue une forme plus récente attestée dans l’une des langues ou dans l’un des parlers romans. La racine de mère est la forme latine materm. » 5

La notion de racine existe pour certaines langues comme arabe;de point de vue de la forme, elle correspond généralement à un format trilittère (trois lettres, mais signifie en fait trois phonèmes). Du point de vue du sens, elle correspond au dénominateur commun aux différents mots construits sur une racine. Il s’agit donc d’une notion abstraite. Par exemple : /kataba/ signifie écrire, /yiktib / signifie elle écrit et /katabit/ il écrivit.
La racine est contestée pour le français car des racines ne peuvent y être retrouvées dans le même système de la langue, mais seulement par comparaison avec d’autres langues, telles que les autres langues indo -européennes.
Le français étant une langue romane (issue du latin), on peut également rechercher les racines latines dont certains mots français sont issus. (Il s’agit toujours d’une étude plutôt diachronique que synchronique).
o Base
« La base est ce qui reste d’un mot dérivé si on lui enlève tous les affixes. »6

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En grammaire, on donne le nom de base ou racine au radical nu (sans désinence d’un mot) : ainsi parle est une base verbale de parler, parlait, parlons.
«  En morphologie, notamment verbale, la base est l’ensemble constitué par le radical et les affixes qui s’ajoutent à lui. Les morphèmes flexionnels s’ajoutent à la base. Quand il n’y a pas d’affixe, la base se confond avec le radical ».7

o Radical
Selon Arrive, Gadet, et Galmiche,
«  Dans les classes grammaticales comportant une flexion, le radical constitue le lexème (ou morphème lexical). Il s’oppose aux affixes (préfixe et suffixe) et aux morphèmes flexionnels. Dans ‘‘retravaillerez’’ : re- est un préfixe, er- et ez- sont des morphèmes flexionnels, le radical est travail. »8 

  Le radical est la base minimale d’un terme, une fois ôtés tous les affixes qui ont servi à le former. Ainsi le radical de blanchissement est blanc.

« On appelle radical une des formes prises par la racine dans les réalisations diverses des phrases. Le radical est donc distinct de la racine , qui est la forme abstraite servant de base de représentation à tous les radicaux qui en sont les manifestations. Ainsi, on dira que la racine /ven/ a deux radicaux «  vent et vient  » qui se réalisent avec adjonction de désinences grammaticales dans venons , venue , venait , vienne , viennent,…. De même la racine /chant/ a deux radicaux chan- et cant-  ,qui se réalisent dans les formes :chanter, chantait, chantre chanteur, cantilène ; une racine peut n’avoir qu’un radical en ce cas racine et radical se confondent  » .9

Dans un mot dérivé, on peut considérer soit la partie qui reste lorsqu’on a retiré tous les affixes (dérivationnels et flexionnels) ; soit la partie qui reste lorsqu’on a retiré seulement les affixes flexionnels ex :
Re
Clign
ot
(e) r
A

dérivationnel
Flexionnelle
Préfixe
Partie 1
Suffixe

clign

ai
s

dérivationnel
Flexionnel

Clign

ai s
Préfixe
Partie2

Suffixe

Selon les auteurs, les parties notées 1 et 2 dans les exemples ci-dessus sont appelées soit radical, soit base (la partie 2 est parfois aussi appelée racine.)
Nous emploierons le terme de radical, pour désigner la partie restant dans un mot dérivé lorsqu’on a retiré tous ses affixes.
Lorsqu’on a affaire à une dérivation multiple, le radical est la base de la première dérivation. Chaque dérivation successive produit une nouvelle base pour la suivante. Ex : commercialement
Base1=radical → commerce + al=commercial
Base 2= commercial + ment =commercialement
Commerce est la base de commercial et ; commercial est la base de commercialement
D’autres exemples :
Base1=radical = constitution + -el : constitutionnel
Base 2=constitutionnel +le : constitutionnelle
Base3=constitutionnelle +ment =constitutionnellement

La flexion est l’objet de la morphologie  qui par ajout d’affixe ne crée pas un nouveau lexème (mais elle change au niveau grammatical : genre, nombre
, personne) sans altération du sémantisme du cœur lexical.
La dérivation est l’objet de la lexicologie qui crée un nouveau lexème par l’ajout d’un affixe, apportant un changement au niveau sémantique.
Flexion est régulière et Dérivation est irrégulière ; c’est une inférence illégitime. Nous pouvons voir cette opposition par les propos suivants :
« Une affixe flexionnel, se combine avec toutes les bases d’un même type ; toutes les bases verbales se combinent avec les affixes de la conjugaison. L’adjonction d’un affixe dérivationnel est moins prévisible  : si on a bien chanteur , danseur , provocateur, etc…pourquoi n’a-t-on pas *nettoyeur ,*apaiseur ,*rinceur ? »10

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  « L’idée de système dérivationnel se heurte à l’irrégularité. La morphologie lexicale apparait souvent, au regard de la morphologie flexionnelle en particulier  comme peu systématique et dominée au contraire par les caprices de l’usage et les décisions arbitraires de la norme. Ce point concerne surtout la dérivation affixale (comparée à la flexion) ».11

Les informations dérivationnelles sont par nature, moins régulières que les précédentes [les informations flexionnelles] et donc moins bien adaptées à un traitement automatique :
« Tout d’abord elles sont peu systématiques. Une même séquence de caractères peut avoir différentes significations grammaticales et sémantiques.
Ainsi, dans ‘’anticonstitutionnel’’ ou ‘’anticlérical,’’ anti- a le sens de opposé à, alors que antimoine ne signifie pas opposé aux moines […].
Ensuite elles ne sont que partiellement productive : un nouveau mot ne va pas nécessairement subir les mêmes dérivations que les autres mots de sa class […].
Pour prendre des exemples français, pourquoi décentrage et décentrement, mais centrage et non *centrement […] ou mangeable et non *comportable ? Enfin elles changent la catégorie du mot […]. »12

Prenons le mot vendeurs ; nous pouvons identifier trois morphèmes dans cemot : vend = `donner en échange d’argent -EUR = quelqu’un qui fait l’action indiquée dans la base verbale, et -s = `pluriel. La forme du mot :
Vend + EUR +s 
Nous indique qu’il y a des couches de formation à partir de la base.
Le suffixe  -EUR  s’ajoute d’abord pour transformer une base verbale vend en un nom vendeur. Ensuite, l’élément de flexion  -s  s’ajoute au nom vendeur pour faire un nom pluriel.
On constate que le premier ajout change la catégorie grammaticale et aussi l’identité du mot : vendeur n’est pas le même mot que vend. Par contre, le deuxièmeajout ne change ni la catégorie grammaticale, ni l’identité du mot: vendeurs et vendeur sont deux formes du même mot.
Certes, flexion et dérivation ont en commun un certain nombre depropriétés, maintes fois notées. Sans prétendre à l’exhaustivité, signalons que :
• Elles se donnent comme cadre le même type d’unité : le « mot » (même si, on le verra, le mot de l’un n’est pas le mot de l’autre).
Il est à remarquer qu’on nomme quelquefois « des affixes flexionnelles : les grammèmes et des affixes dérivationnels : les dérivatèmes ».
II-2 Unités lexicales productives et unités lexicales bloquée :
On parle de  « production » lorsqu’une unité lexicale produit des dérivés. Les unités lexicales sont plus ou moins productives selon le nombre de dérivés qu’elles produisent. Le mot chrome, par exemple, est très productif puisqu’il donne lieu à un grand nombre de dérivés : chromer, chromage, chromé(e), chromatage, chromate, chromeur, chromifère, chromique, chromisation, chromiser, chromyle, bichromate, bichromaté, déchromer, déchromage, déchromateur.
Certaines unités lexicales ne produisent aucun dérivé morphologique. Elles sont dites bloquées : c’est le cas des substantifs claviers et souris par exemple.

Maintenant nous essayons d’étudier « les nuances de dérivations »  en les divisant en plusieurs aspects : 
II-2-1Ladérivation propreoudérivation « affixale » 
Il s’agit d’un mot dérivé qui est formé à l’aide d’un seul ou plusieurs préfixes ou suffixe par l’adjonction d’une base. Défaire =dé +faire ou refaire =ré+ faire ou anticonstitutionnellement = anti+ constitution+ elle+ ment.
II-2-2 La suffixation
À partir de bases généralement nominaux, verbales et adjectivales, la suffixation permet de produire des noms, des verbes, des adjectifs et des adverbes.
Un affixe peut véhiculer une ou plusieurs informations sémantiques qui sélectionnent un type


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